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Du terrain au product builder IA : comment j'ai appris à construire ET à vendre

Du BPJEPS à l'architecture de produits IA en autodidacte. Le pari qui a tout changé, les 4 erreurs qui m'ont coûté cher, et pourquoi je construis aujourd'hui en binôme tech + sales.

1 avril 20267 min de lecture

Je ne viens pas de l'informatique. Je n'ai pas fait de grande école d'ingénieurs. Pendant des années, j'ai entraîné des jeunes sportifs, construit des progressions pédagogiques, et géré des plannings de salle de sport. Et aujourd'hui, je forme des professionnels à l'IA et au NoCode, je construis des outils digitaux et je développe un micro-SaaS.

Si tu lis cet article, c'est probablement que tu te poses la question : est-ce que moi aussi je peux faire cette transition ? La réponse courte : oui. La réponse longue, c'est ce que tu vas lire.

Le point de départ : le BPJEPS

Après mon BPJEPS, j'ai travaillé plusieurs années dans le secteur sportif. J'aimais mon métier — la relation avec les gens, la progression, les résultats concrets. Mais j'avais un problème : les marges dans ce secteur sont étroites, les horaires sont contraignants, et j'avais du mal à imaginer ma vie professionnelle à 45 ou 50 ans dans ces conditions.

Ce n'était pas une crise existentielle. C'était une question pragmatique : est-ce que ce que je fais aujourd'hui me permet de construire la vie que je veux dans dix ans ?

La réponse était non.

Le déclic est venu d'une situation que je n'avais pas choisie. Du jour au lendemain, mon directeur est parti en arrêt maladie longue durée. Pas de passation, pas de doc, pas de remplaçant. Je me suis retrouvé à diriger seul une structure que je ne connaissais que de l'intérieur, sur des sujets que je découvrais en temps réel, avec personne à qui demander de l'aide. 80 heures par semaine. Et plus j'avançais, plus le mur se rapprochait.

C'est dans cette galère que j'ai commencé à chercher des solutions sur le web. Et c'est là que je suis tombé sur l'IA. J'ai testé un truc, ça a résolu mon problème. J'ai testé un deuxième truc, idem. Et j'ai compris quelque chose qui ne m'a plus jamais lâché : tant que tu fonctionnes seul avec ta tête et tes 24 heures, tu plafonnes. Avec l'IA bien utilisée, tu démultiplies.

La découverte du NoCode

J'ai commencé à creuser le sujet du travail en ligne. Comme beaucoup, j'ai exploré plusieurs pistes avant de trouver la bonne.

Et puis j'ai découvert le NoCode. La possibilité de construire des outils, des automatisations, des applications — sans écrire une seule ligne de code. Je me souviens de ma première automatisation Make : je connectais un formulaire à Notion, et chaque nouvelle réponse apparaissait automatiquement dans une base de données. C'était basique. Mais pour moi, c'était magique.

J'ai creusé. Bubble pour construire des apps. Make et n8n pour automatiser des workflows. Framer pour créer des sites. Plus j'apprenais, plus je voyais des problèmes que je pouvais résoudre autour de moi.

J'ai compris quelque chose d'essentiel : la valeur n'est pas dans le code, elle est dans la capacité à résoudre des problèmes.

Puis l'IA a tout changé

L'arrivée de ChatGPT, puis de Claude, a tout accéléré. Pas parce que c'est un outil magique qui fait tout tout seul — mais parce que couplé au NoCode, ça multiplie ce qu'on peut faire par dix.

Avant, construire un système capable de rédiger des emails personnalisés à partir de données clients prenait des semaines et des développeurs. Avec Claude + Make, j'ai construit ça en quelques jours, seul.

C'est ce changement de rapport à la création qui a été mon vrai déclic : l'IA me permettait de construire des choses qui m'auraient semblé impossibles un an avant.

Aujourd'hui, je construis Propalauto — un micro-SaaS qui génère des propositions commerciales automatiquement grâce à l'IA. Un vrai produit, avec de vrais utilisateurs en bêta. Il y a trois ans, j'aurais eu besoin d'une équipe de développeurs et de 50 000 € pour ça. Là, je l'ai construit avec du NoCode, de l'IA, et beaucoup de persévérance.

Mon premier vrai déclic financier ? Un pari. Pendant une réunion avec les responsables de la structure, ils râlaient depuis 3 ans qu'ils n'arrivaient pas à faire pondre un site web. Toujours des réunions, jamais de résultat. À un moment j'ai tapé du poing sur la table : « Si personne ne le fait, je le fais. » Ils ont rigolé. « Romain, tout le monde ne peut pas tout faire. » Ça m'a mis le feu.

J'ai parié de livrer le site en moins d'un mois. Webflow, plus un GPT personnalisé que j'avais configuré pour me guider à coup de captures d'écran « je clique où ? » et « ré-explique-moi comme à un gamin de 5 ans ». 30 jours plus tard, le site était en ligne. Ils ont halluciné. J'ai touché 2000 € en plus de mon salaire — mes premiers euros gagnés grâce à l'IA et au NoCode.

Mais le vrai cadeau, c'était pas le chèque. C'était de réaliser que toutes les barrières que je m'étais mises dans la tête venaient de sauter d'un coup. Cette dose d'endorphine, je la ressens encore aujourd'hui chaque fois que je vois Claude Code me sortir en deux minutes ce qui m'aurait pris un mois avant. C'est exactement ce moment-là que je veux faire vivre aux gens que je forme.

Ce que le sport m'a appris que l'IA ne peut pas t'apprendre

Ce qui est drôle, c'est que ma formation sportive est l'un de mes meilleurs atouts dans ce domaine. Pas pour des raisons romantiques — pour des raisons très concrètes.

La discipline. Dans le sport, tu t'entraînes même quand tu n'as pas envie. J'ai appliqué la même logique à l'apprentissage de l'IA : une heure par jour, tous les jours, pendant plusieurs mois. Pas de génie, juste de la régularité.

La pédagogie. Former quelqu'un à un mouvement complexe, c'est apprendre à décomposer, simplifier, adapter au niveau de l'élève. C'est exactement ce que je fais quand j'explique l'IA à quelqu'un qui n'y a jamais touché. D'ailleurs, la remarque qu'on me fait le plus souvent, c'est : "C'est la première fois que quelqu'un m'explique l'IA de façon que je comprends vraiment."

L'adaptation. Dans le sport, tu ajustes ta stratégie en fonction de ce que tu observes. Avec l'IA, le paysage change tous les trois mois. Ceux qui s'en sortent sont ceux qui savent s'adapter rapidement, pas ceux qui ont tout mémorisé.

Les 3 erreurs que j'ai faites au début

Je vais te faire gagner du temps en te disant ce que j'aurais aimé éviter.

Erreur 1 : vouloir tout apprendre avant de commencer. J'ai passé des semaines à regarder des vidéos YouTube sur l'IA sans rien produire. La vraie progression vient de la pratique, pas de la consommation de contenu. Commence par un projet concret, même petit.

Erreur 2 : chercher l'outil parfait. Il n'existe pas. J'ai changé de stack plusieurs fois. Ce qui compte, c'est de comprendre les principes, pas de maîtriser un outil spécifique. Les outils évoluent. La logique reste.

Erreur 3 : sous-estimer le temps de formation. Je pensais que quelques week-ends suffiraient. En réalité, construire de vraies compétences en IA prend plusieurs mois de pratique régulière. Ce n'est pas insurmontable — mais il faut être honnête avec soi sur l'investissement nécessaire.

Erreur 4 (la plus chère) : croire que le problème serait technique. Pendant des mois, j'ai construit des solutions techniques propres que personne ne voulait acheter. J'enchaînais les rendez-vous prospects qui finissaient en « c'est intéressant, on en reparle » sans comprendre pourquoi.

C'est Jean-Louis, le commercial avec qui je construis aujourd'hui le programme Hel'IA, qui a posé le diagnostic en une phrase : « Romain, ton problème c'est que tu essaies de vendre un extincteur à des gens qui n'ont pas encore vu la fumée. Tu pars de ta solution. Il faut partir du problème du client. » Boum. Ça m'a recadré comme jamais.

Si tu te lances en freelance ou en entrepreneur IA, retiens ça : ton plus gros risque, ce n'est pas la technique. C'est de tomber amoureux de ta solution avant d'avoir validé qu'elle résout un vrai problème payant. C'est exactement pour cette raison qu'on construit notre programme à deux : moi sur la partie technique (créer des produits IA qui marchent), Jean-Louis sur la partie commerciale (les vendre vraiment). Parce qu'aucun freelance ne devrait avoir à apprendre cette leçon en cramant 6 mois de chiffre d'affaires comme moi.

Tu n'as pas besoin d'un diplôme d'ingénieur

Ce que j'observe dans ma communauté de plus de 500 membres sur Skool, c'est que les barrières sont principalement dans la tête.

Les personnes qui réussissent cette transition ne sont pas les plus techniques. Ce sont celles qui ont :

  • de la curiosité (elles testent sans avoir peur de se tromper)
  • de la méthode (elles structurent leur apprentissage)
  • un projet concret qui les motive (elles ne "apprennent pas l'IA" en général, elles résolvent un problème précis)

Ton parcours n'est pas un handicap. Il est une ressource. Ce que tu sais faire dans ton domaine — la relation client, la pédagogie, la gestion de projet, la vente — c'est exactement ce qui te permettra de créer de la valeur avec l'IA.

L'IA est un amplificateur. Elle amplifie ce que tu sais déjà faire.

Par où commencer si tu es dans la même situation que moi il y a quelques années ?

La première étape n'est pas de t'inscrire à une formation ou d'acheter un outil. C'est d'identifier quel problème tu veux résoudre.

Pas "je veux apprendre l'IA". Mais "je veux automatiser le reporting client de mon activité" ou "je veux créer un outil qui aide les RH à traiter les CVs plus vite" ou "je veux monter un micro-SaaS dans mon domaine d'expertise".

Le problème d'abord. Les outils ensuite.

Si tu veux qu'on fasse ce point ensemble sur ta situation, c'est exactement l'objet du diagnostic gratuit que je propose. 30 minutes, sans engagement. On regarde ensemble où tu en es, ce que tu pourrais faire avec l'IA dans ton domaine, et quel serait ton premier pas concret.


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